Quand consulter un psychologue ? Anxiété, burn-out et mal-être
Quand consulter un psychologue ? Lorsque ce que l’on a toujours réussi à surmonter ne suffit plus. On peut traverser longtemps des périodes difficiles sans penser à consulter un psychologue. On continue à travailler. On s’occupe de sa famille. On assume ses responsabilités. On essaie de relativiser, de tenir, de se raisonner. On se dit que cela va passer et puis, parfois, quelque chose change.
Dans mon cabinet de psychologue psychothérapeute à L’Étrat, près de Saint-Étienne, je rencontre souvent des personnes qui ont longtemps essayé de faire face seules avant d’envisager une consultation.
Une anxiété devient plus présente. Le sommeil se dérègle. La fatigue ne disparaît plus avec le repos. On devient irritable, plus fragile, plus sensible. Le travail devient pesant. Les relations avec les autres se compliquent. Certaines pensées reviennent sans cesse ou bien il n’y a pas de raison évidente.
En apparence, tout va plutôt bien. Et pourtant, intérieurement, quelque chose ne va plus. C’est souvent à ce moment-là qu’une question apparaît : est-ce que je devrais consulter un psychologue ?
Faut-il aller très mal pour commencer une psychothérapie ? Non.
Consulter un psychologue ou un psychothérapeute ne signifie pas nécessairement être confronté à une pathologie grave ou avoir atteint un point de rupture. Certaines personnes consultent parce qu’elles traversent une période de grande souffrance. D’autres parce qu’elles sentent simplement qu’elles ne parviennent plus à comprendre seules ce qui leur arrive. Il peut s’agir d’une anxiété devenue envahissante, d’angoisses, d’un épuisement psychologique, d’un burn-out, d’une séparation, d’un deuil, d’un conflit familial ou professionnel.
Mais la demande peut également être beaucoup moins facile à définir.
« Je ne me reconnais plus. »
« Je ne sais pas pourquoi, mais je ne vais pas bien. »
« J’ai tout pour être heureux, pourtant je ne le suis pas. »
« Je répète toujours les mêmes histoires. »
« Je n’arrive plus à avancer. »
« Je ne comprends pas pourquoi cela m’affecte autant. »
Ces phrases peuvent être le début d'un travail psychothérapeutique.
L’anxiété : pourquoi apparaît-elle parfois sans raison apparente ?
L’anxiété est aujourd’hui l’un des motifs fréquents qui amènent une personne à envisager une consultation psychologique. Elle peut prendre différentes formes : inquiétudes permanentes, sensation d’oppression, peur de l’avenir, difficultés à dormir, besoin de tout contrôler, pensées incessantes, crises d’angoisse ou impression de ne jamais parvenir à véritablement se détendre.
La première réaction consiste souvent à vouloir faire disparaître cette anxiété. C’est compréhensible : lorsqu’un symptôme fait souffrir, nous souhaitons naturellement qu’il cesse. Mais une autre question peut aussi être posée :
Pourquoi cette anxiété apparaît-elle à ce moment précis de ma vie ? Pourquoi maintenant ? Pourquoi dans cette situation ? Pourquoi cette inquiétude prend-elle autant de place ? Pourquoi ce qui était supportable auparavant ne l’est-il plus aujourd’hui ?
La psychothérapie offre précisément un espace dans lequel ces questions peuvent être explorées.
Burn-out et épuisement : « J’ai toujours tenu, pourquoi est-ce que je craque maintenant ? »
Certaines personnes qui consultent ont longtemps été celles sur lesquelles les autres pouvaient compter. Elles ont travaillé, assumé, organisé, aidé, anticipé. Elles ont parfois appris à dépasser leurs propres limites sans véritablement s’en apercevoir, puis arrive un moment où continuer de la même manière devient impossible : fatigue extrême, difficultés de concentration, perte de motivation, irritabilité, anxiété, troubles du sommeil, sentiment d’être dépassé : l’épuisement peut devenir impossible à ignorer.
Lorsqu’un burn-out ou un épuisement psychologique survient, la question du travail est évidemment importante, mais elle n’est pas toujours la seule : Pourquoi ai-je accepté cette situation aussi longtemps ? Pourquoi m’est-il si difficile de dire non ? Pourquoi ai-je besoin de répondre aux attentes de tout le monde ? Pourquoi ai-je le sentiment de devoir toujours être à la hauteur ? Pourquoi est-ce si difficile pour moi de reconnaître mes propres limites ?
Le travail psychothérapeutique peut permettre d’aller au-delà de la situation immédiate et de comprendre certains mécanismes plus anciens qui se répètent. Pourquoi reproduisons-nous parfois les mêmes situations ?
Il existe d’autres souffrances qui ne portent ni le nom d’anxiété ni celui de burn-out. Ce sont ces situations qui semblent se répéter. On rencontre toujours le même type de partenaire. On se retrouve régulièrement dans des relations où l’on donne beaucoup et où l’on reçoit peu. On a peur d’être abandonné. On ne parvient pas à faire confiance.
On recherche constamment la reconnaissance. On évite les conflits jusqu’au moment où la situation devient insupportable. On change de travail, de partenaire ou d’environnement, mais quelque chose semble recommencer.
La répétition est souvent douloureuse parce qu’elle donne l’impression de savoir intellectuellement ce qu’il faudrait faire, tout en étant incapable de faire autrement.
Comprendre n’est pas toujours suffisant pour changer et la psychothérapie permet alors d’explorer ce qui se joue derrière ces répétitions, leur histoire et le sens qu’elles ont pu prendre dans la vie d’une personne.
« Pourtant, je devrais être heureux… » Il existe aussi une souffrance plus silencieuse.
Aucun événement spectaculaire. Pas nécessairement de crise. Une vie qui, vue de l’extérieur, paraît satisfaisante et cependant un sentiment de vide, une perte d’envie, une impression d’être passé à côté de quelque chose ou de ne plus savoir véritablement ce que l’on désire.
Cette situation est parfois difficile à reconnaître parce qu’elle s’accompagne d’une forme de culpabilité : « Je n’ai aucune raison d’aller mal » ; pourtant, la souffrance psychique ne répond pas toujours à une logique extérieure. On peut avoir construit une vie conforme à ce que l’on pensait devoir être et découvrir, à un moment donné, que cette vie ne correspond plus tout à fait à ce que l’on est devenu.
Une psychothérapie peut alors devenir un espace pour retrouver ses propres désirs, comprendre son histoire et interroger certains choix qui semblaient jusque-là aller de soi.
Quand prendre rendez-vous avec un psychologue ?
Il n’existe pas un moment précis où une consultation devient obligatoire. Mais certaines situations peuvent inviter à ne plus rester seul avec ce que l’on traverse :
- Lorsque les mêmes pensées reviennent continuellement. Lorsque l’anxiété prend de plus en plus de place.
- Lorsque l’on se sent épuisé sans parvenir à récupérer.
- Lorsque les relations deviennent une source répétée de souffrance.
- Lorsque l’on ne trouve plus de plaisir dans ce qui en apportait auparavant.
- Lorsque l’on sent que quelque chose doit changer sans savoir quoi ni comment
- ou simplement lorsque l’on éprouve le besoin de comprendre ce qui se passe en soi.
Psychologue, psychothérapeute, depuis plus de 35 ans, après avoir exercé durant toute ma carrière à Saint-Étienne, je vous accueille aujourd'hui dans mon cabinet à L’Etrat, à quelques minutes de Saint Étienne. J'accompagne des personnes aux histoires, aux parcours et aux difficultés très différentes.
La première consultation n’impose pas de savoir précisément ce que l’on vient chercher.
Il suffit parfois de pouvoir commencer par : « Je ne sais pas exactement ce qui m’arrive, mais je sens que quelque chose ne va plus. » C’est déjà une raison suffisante pour commencer à parler.
Et si le symptôme n’était que la partie visible ?
Lorsqu’une personne souffre d’anxiété, d’insomnie, d’épuisement, d’angoisses ou de difficultés relationnelles, elle souhaite naturellement aller mieux, mais supprimer ce qui fait souffrir n’est pas toujours la seule question.
Un symptôme peut parfois être considéré comme la partie visible de quelque chose qui demande encore à être compris.
Il peut apparaître à un moment particulier de l’existence, lorsqu’un équilibre qui fonctionnait jusque-là ne fonctionne plus. Il peut mettre en lumière une difficulté plus ancienne, une peur, une séparation, une manière de se protéger, une répétition, un conflit intérieur auquel on n’avait jusque-là jamais véritablement donné de mots.
Si vous traversez une période d'anxiété, d'épuisement, de mal-être ou si vous avez simplement le sentiment que quelque chose se répète ou vous échappe, une première consultation peut permettre de commencer à mettre des mots sur ce qui se passe. Je vous reçois à L’Etrat, près de Saint-Étienne.
La psychothérapie ne consiste donc pas uniquement à demander : « Comment faire disparaître ce qui me fait souffrir ? » Elle permet aussi de poser une autre question :
« Qu’est-ce que cette souffrance vient révéler de mon histoire, de mes relations et de ma manière de vivre aujourd’hui ? » parce que ce qui apparaît en premier n’est pas nécessairement toute l’histoire. Parfois, le véritable travail commence précisément là où l’on accepte d’aller voir, derrière le symptôme.
