Entreprendre une démarche thérapeutique


    



Les personnes qui poussent la porte de mon cabinet viennent en général parce qu’à un moment elles ne peuvent plus faire autrement. Soit que la douleur les déborde, soit qu’elles en aient marre de répéter à l’infini les mêmes problèmes dans leur vie. Cette démarche vient changer quelque chose dans leur vie : arrêter de souffrir, changer de comportement et donc vivre autre chose.
    
Ainsi bien des personnes pense à faire une démarche psychothérapeutique mais parfois restent bloquées en y pensant. Il est vrai que celle-ci peut impressionner. Se regarder en face, voir ses difficultés, ressentir ses douleurs ou remettre en question le comportement de certaines personnes ou son propre comportement n’est pas toujours . Oui cette démarche n’est pas simple et en même temps devoir aller au médecin ou au kiné est-ce toujours facile ?

 

 Ce travail est un soin et comporte avantages et inconvénients.
L’inconvénient c’est que parfois c’est douloureux. L’avantage c’est que ça fait du bien. Je vais vous donner la métaphore de la plaie pour vous aider à comprendre. Quand vous nettoyez une plaie, vous utiliser de l’alcool à 90, ça cuit, ça fait mal, mais ça désinfecte ; et les microbes s’en allant, la plaie cicatrise. Vous vous sentez beaucoup mieux, mais sur le coup il a fallu nettoyer avec de l’alcool ! Là c’est pareil dans la démarche psychothérapeutique. C’est un mal pour un bien. Mais il n’y a pas que l’alcool, ce soin est aussi à certains moments comme l’effet d’une pommade qui apporte calme, apaisement, et douceur.

Quand on entreprend une démarche thérapeutique il faut être motivé et c’est la seule chose que le professionnel ne peut pas apporter mais combien d’avantages dans l’avancement du travail.
Voyons ces avantages. En premier lieu il permet vraiment de pouvoir revoir votre fonctionnement, vos attitudes. Deuxièmement et du fait du premièrement de pouvoir aller dans quelque chose qui vous convient et que vous avez choisi personnellement au lieu de subir l’influence de transmissions (parentales, transgénérationnelles, culturelles) ou de décisions que vous avez prises quand vous étiez enfants c’est-à-dire avec un cerveau qui était en pleine croissance et pas toujours mature pour prendre les bonnes décisions mais avec lesquelles vous fonctionner encore aujourd’hui !